• Joe Dassin

    Joe DassinJoseph Ira Dassin, né le 5 novembre 1938 à New York, est le fils du réalisateur franco-américain Jules Dassin (1911-2008) et de la violoniste Béatrice Launer (1913-1994).

    Poussé à l'exil par le Maccarthysme, la famille s'installe en Europe où le jeune Joe va fréquenter plusieurs écoles. Après des études en Suisse et un bac passé à Grenoble, il intègre l'Université du Michigan où il soutient une thèse d'ethnologie sur les Indiens Hopis.

    Pour financer ses études, il enchaine des petits boulots (plongeur dans un restaurant, DJ dans une radio de Detroit) et se fait un peu d'argent en chantant sur les terrasses des cafés près de son campus. C'est l'époque où il se lie d'amitié avec Peter Seeger et Bob Dylan.

    Après avoir passé son doctorat il rentre en France et devient assistant sur les films de son père. Il fait aussi de la figuration : Topkapi, Nick Carter et le trèfle rouge de J.P. Savignac ou Lady L. de Peter Ustinov.

    Assistant-réalisateur sur What's New Pussycat ? Joe Dassin est aussi doubleur sur des films américains et écrit des articles pour "Play Boy" et "The Newyorker".

    En 1963 il rencontre Maryse Masiéra qui deviendra sa première épouse en 1966. Maryse connait des producteurs de chez CBS, une maison de disques américaine qui vient de s'installer en France. En 1964 elle leur fait écouter un enregistrement de Joe, la reprise de la chanson folk "Freight Train". Convaincu d'avoir trouvé son premier artiste francophone, CBS signe un contrat avec Joe.

    Un premier 45 tours quatre titres sort en 1964 ; parmi les chansons, "Je change un peu de vent", adaptation de "Freight Train". L'année suivante un deuxième disque est édité, contenant "Je vais mon chemin". Si le succès n'est pas encore au rendez-vous, Joe Dassin interprète certains de ces titres à a télévision. Néanmoins, il est plus considéré comme "le fils chanteur de Jules Dassin" que comme un artiste à part entière.

    Après un troisième disque en 1965, la carrière du chanteur démarre doucement grâce aux passages radio de "Bip-bip", "Ça m'avance à quoi" et "Guantamera". En 1966 il monte pour la première fois sur scène à Bruxelle puis sort son premier 33 T, "Joe Dassin à New York", enregistré dans la "grosse pomme".

    Il grimpe lentement mais surement dans les hits-parades, présente le premier MIDEM (Marché International de l'Édition Musicale) en 1967. La même année arrive son premier vrai succès : "Les Dalton".

    En 1969, Joe Dassin passe à l'Olympia et enchaine les "tubes" : "Marie-Jeanne" (adaptation de "Ode to Billy Joe" de Bobbie Gentry), "Siffler sur la colline", "Le Pain au chocolat"... En avril de cette même année, il est victime d'un premier infarctus. Il reprend ses tournées, rencontre Boby Lapointe qui lui présente Georges Brassens qui en fait la "vedette américaine" de ses tournées.Anecdote amusante, lors de ses études aux États-Unis, Joe reprenait les chansons de Brassens dans les cafés !

    Cette même année 69 sort "Les Champs-Élysées" qui devient l'un des plus grands succès du chanteur, le disque s'écoulant à plus de 550 000 exemplaires, la chanson étant adaptée en de nombreuses langues dont l'Allemand, l'Italien et le Japonais.

    En 1970 c'est "L'Amérique" pour Joe Dassin ! cette chanson, ôde à son pays natal, devient sa "signature" lors des concerts.

    Entre 1971 et 1974, ses 45T se vendent moyennement, et ses chansons "La Fleur aux dents", "La Complainte de l'heure de pointe" ou "Salut les amoureux" connaissent un succès d'estime. Le chanteur entame alors une carrière en Allemagne et écrit deux chansons pour son ami Carlos : "Señor Météo" et "Le Bougalou du Loup-garou" - sur des musiques de Claude Bolling.

    En 1975, il adapte et enregistre une chanson de l'italien Toto Cutugno, "Africa". Devenue un tube, "L'Été Indien" sera traduit en plusieurs versions. Joe se spécialise alors dans le registre sentimental et devient un pilier des émissions de Maritie et Gilbert Carpentier.

    En 1975, Joe Dassin se fait plaisir en enregistrant un album aux États-Unis, "Blue Country". La majorité des chansons sont des reprises de Tony Joe White. Si la critique est ravie, le public ne suit pas. Au cours de l'année 80, l'album est adapté en Anglais sous le titre "Home Made Ice Cream" et sort dans 25 pays.

    Le chanteur connait une vie chaotique à la fin des années 70 : il divorce de Maryse en 77, épouse un an plus tard Christine Delvaux dont il aura deux fils, Jonathan et Julien. Le couple se sépare en 1980. Entre temps, l'alcool et la drogue minent sa santé, et il cumule les problèmes cardiaques ainsi qu'un ulcère à l'estomac.

    Passant outre les conseils de ses médecins il se lance dans une tournée européenne dont il ressort épuisé en 1980. Il décide alors de prendre quelques jours de repos en famille à Papeete. C'est là qu'une ultime crise cardiaque l'emporte le 20 août 1980. Il n'avait que 41 ans et son plus jeune fils Julien n'a que 2 ans.

     

     

    Mes chansons préférées :

    Il m'est difficile de choisir mes chansons préférées de Joe Dassin parce que j'ai quasiment grandis en l'écoutant. Voici donc un petit aperçu de mes favorites :

    - Côté banjo, côté violon

    -Guantanamera

    - Marie-Jeanne

    - L'Équipe à Jojo

    - Les Dalton

    - Le Petit pain au chocolat

    - Ma Bonne Étoile

    - Le Chemin de Papa

    - Dans la brume du matin

    - Comme la Lune

    - La fille du shérif

     

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    Daniel
    Mardi 12 Septembre à 20:05

    Si le terme " chanteur populaire" avait un nom , ce serait certainement Joe Dassin !  Il détestait les chanteurs à "message" considérant la chanson comme une œuvre de détente....ce qui ne l' empêchait pas d' aimer Brassens , comme quoi !

    2
    Burt
    Jeudi 14 Septembre à 15:49

    Joe Dassin était le roi du slow langoureux et de la chanson guillerette, ça ne se fait plus du tout maintenant. La chanson guillerette(Sacha Distel en avait aussi à son répertoire) a disparu, sans doute victime d'un pessimisme ambiant. Pas sûr que les années actuelles soient plus difficiles et tristes que les années passées. Dommage, "Le petit pain au chocolat", "Le chemin de Papa", c'est joyeux, léger, pas compliqué et ça transmet de la bonne humeur. Joe Dassin en a sorti des tubes et son disque "Blue country", où il chante avec une grosse voix grave, donne un aperçu du style de musique qu'il aurait aimé interpréter. Décédé trop tôt dans la force de l'âge.

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