• Voici le titre d'un article du site Internet de "20 Minutes". Sans commentaire...

    Le journalisme d'aujourd'hui...

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  • Adieu, Gérard PalapratJe ne le connais que pour deux "tubes" : l'auteur-compositeur-interprète Gérard Palaprat vient de nous quitter, victime d'un cancer à l'âge de 67 ans.

    Il étudie très tôt le chant, la danse, la musique et la comédie, entre au "Petit Conservatoire" de Mireille, joue dans Trans-Europ-Express (67) d'Alain Robbe-Grillet et manque de faire partie du casting du film Hibernatus (69) d'Édouard Molinaro, son départ sous les drapeaux entraine la disparition pure et simple de son rôle.

    Il travaille ensuite à l'ORTF comme figurant dans des "dramatiques", fait partie de la troupe de la comédie musicale Hair au théâtre de la Porte-Saint-Martin, puis devient chanteur avec à son actif deux "tubes" sortis en 1971 : "Fais-moi un signe" et "Pour la fin du monde", ancrés dans leur époque "Baba-cool".

    En 2010, il participe à la tournée "Âge tendre et têtes de bois".

    Gérard Palaprat a hélas écorné son image "Baba Cool" en étant condamné en 2014 pour "coups et blessures" à l'encontre de son épouse.

    Adieu, Gérard Palaprat

     

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  •  Voici la nouvelle chanson d'Eddy Mitchell : "La même tribu", enregistrée avec quelques représentants de la chanson française : Johnny et Dutronc  (père et fils), Laurent Souchon et Alain Voulzy (ou Laurent Souchy et Alain Voulzon), Michel Jonaez, Julien Clerc, mais aussi Christophe, Calogéro ou Arno entre autres...

     

     

    À la première écoute, on se dit que c'est sympa, et l'on prend plaisir à retrouver les chanteurs que l'on n'entend plus souvent à la radio comme William Sheller. Mais on a très vite l'impression d'une chanson  sans grande surprise : chacun suit sa partition, on retrouve des bouts de "tubes" des uns et des autres, et l'ensemble ronronne gentiment...

    Personnellement, je préfère "M'Sieur Eddy" quand il donne sa vision désabusée du monde actuel ou quand il fait preuve d'auto-dérision.

    Renseignements pris, il s'avère que cette chanson annonce la sortie d'un album sur lequel notre ami a enregistré ses plus grands succès sous forme de duos. J'avoue que je ne suis pas fan de ce genre d'auto-congratulation, mais cela m'est moins insupportable que les fameuses reprises de grands chanteurs -disparus ou non - par les "nouvelles voix françaises"...

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  • Eddy MitchellClaude Moine nait le 3 juillet 1942 à Paris, et grandit dans le quartier de Belleville. Sa mère est employée de banque et son père travaille à la Société des transports en commun de la région parisienne.

    Ce père est un fou de cinéma, qui emmène souvent son fils dans les salles obscures. Ainsi, Claude voit grandir son amour pour les films américains, surtout les westerns. Ses acteurs préférés se nomment Robert Mitchum et Eddie Constantine, qui lui inspireront plus tard son pseudonyme : Eddy Mitchell.

    À 11 ans, il découvre le Rock N'Roll, Elvis, Bill Haley et Gene Vincent. La troisième passion du jeune homme est la BD, et il tentera de devenir dessinateur. Il verra par ailleurs deux de ses oeuvres publiées, l'une dans "Coq Hardi", l'autre dans "Risque tout".

    En 1957, Claude Moine est coursier dans une agence du Crédit Lyonnais située à deux pas du Golf Drouot. C'est là qu'il passera le plus clair de son temps à écouter les groupes de Rock. Il commence également à chanter en amateur, sa première prestation en public ayant lieue devant les employés de la banque le 2 février 1957.

    Il fonde un groupe, d'abord appelé "Eddy Dane et les Danners" puis "Les Five Rocks" avant de devenir "Les Cinq Rocks". Le combo interprète des chansons à la mode dans les bals puis il devient un familier de la scène du Golf Drouot et de tous les festivals Rock de Paris.

    C'est à cette époque que Claude prend définitivement le pseudo d'Eddy Mitchell. Très vite, il sera surnommé "Shmoll". Selon certains, ce serait dû au fait que, plus grand que la moyenne, il ait pris l'habitude de dire "Small" ("Petit") quand il s'adressait à ses amis.

    À la fin des années 50, il croise un certain Jean-Philippe Smet, alias Johnny Hallyday, qui s'apprête à signer pour une maison de disques.

    Notre ami trouve l'idée plutôt bonne et prend l'annuaire téléphonique pour dénicher un producteur. Le premier nom de la liste est "Barclay". C'est donc en novembre 1960 que "Les Cinq Rocks" vont signer un contrat... ou plutôt ils vont chercher le contrat qui sera signé par leurs parents, car ils sont encore mineurs.

    Toujours est-il que le 20 décembre, ils commencent à enregistrer leur premier disque, qui sortira en janvier 1961. À leur insu, Eddie Barclay décide de changer le nom du groupe : en effet, il vient de passer un contrat avec la société "Stemm", qui fabrique des chaussettes. "Les Cinq Rocks" deviennent alors "Les Chaussettes Noires".

    Eddy MitchellC'est le début du succès. Le groupe participe au premier festival de Rock organisé au Palais des Sports à Paris le 24 février 1961. Le 18 juin de la même année, "Les Chaussettes Noires" sont les vedettes du deuxième festival qui se déroule au même endroit. La veille, "Shmoll" s'est marié avec Françoise Lavit. Le couple aura deux enfants, Eddy, né en 1962, et Marilyn née en 1965.

    Eddy Mitchell est ensuite appelé sous les drapeaux, d'abord dans le Régiment du Train de Monthéry puis à Paris où on lui confie l'organisation des ciné-club de l'armée.

    Certains autres membres des "Chaussettes" font aussi leur service militaire et l'enregistrement des disques est assez problématique. Eddy commence à chanter en solo des ballades romantiques.

    La séparation des "Chaussettes" est annoncée en décembre 1963, mais cela ne se passe pas très bien : Eddy Mitchell est trainé en justice par deux de ses anciens compagnons, William Benaïm et Tony d'Arpa pour rupture de contrat. Ils seront déboutés en 1968.

    Entre-temps, Eddy a sorti en 1965 un album solo, "Voici Eddy... c'était le soldat Mitchell" suivit par "Eddy in London" enregistré comme son nom l'indique en Angleterre.

    Du point de vue vestimentaire, le blouson noir a cédé la place aux chemises et aux cravates, tandis que son jeu de scène se fait moins démonstratif. C'est qu'il veux se démarquer des chanteurs de Rock "pur et dur" comme Johnny Hallyday, tout en continuant de revendiquer son amour du genre, comme le souligne l'album "Panorama" où il chante des adaptations de "tubes" de Chuck Berry.

    Mais un autre Eddy Mitchell se fait jour, plus tendre : celui de l'album "Toute la ville en parle... Eddy est formidable" sur lequel figure "Toujours un coin qui me rappelle". En 1964, il est classé 4ème chanteur préféré des lecteurs du magazine "Salut les Copains" derrière Hallyday, Claude François et Richard Anthony.

    Les années passant, Eddy enregistre des chansons aux sonorités Rock, mais aussi Soul. Mais au début des années 70, il connait une période d'errance : il s'essaie aux rythme hard rock, bossa-nova et R'N'B ou pop avec l'album "Zig-Zag" (72) écrit en collaboration avec les groupes Magma et Zoo, puis enchaine avec deux autres 33 T, "Dieu bénisse le Rock'N'Roll" et "Ketchup électrique", qui n'obtiendront pas de succès.

    C'est à la fin de la décennie 70 qu'Eddy Mitchell retrouve son public, surtout après la sortie des albums "Rocking in Nashville" (74),  "Sur la route de Memphis" (76) et "La Dernière séance" (77).

    C'est l'époque des chansons teintées de cynisme  sur la société de consommation ("À crédit et en stéréo"), les problèmes sociaux ("Il ne rentre pas ce soir"), l'auto-dérision ("C'est un rocker").

    Le succès revient et ne lâche plus "Shmoll" qui va alors s'engager dans la voie des mélodies tendres, mélancoliques et nostalgiques dans les années 80 avec les tubes "Couleur menthe à l'eau", "Le Cimetière des éléphants", "M'man"...

    Eddy MitchellC'est aussi les débuts du chanteur au cinéma (Coup de torchon, Ronde de nuit), et comme présentateur télé avec "La Dernière séance" sur FR3 : sous les traits de "M'sieur Eddy", il présente un mardi soir par mois  des films américains des années 50 et 60 et des "réclames", des dessins-animés et des attractions. L'émission est tournée au cinéma "Le Trianon" de Romainville et connait un succès ininterrompu depuis son lancement le 19 janvier 1982 jusqu'au 28 décembre 1998.

    Eddy continue d'être acteur, obtenant un César du meilleur second rôle pour le film Le Bonheur et dans le pré (95) d'Étienne Chatillez. Récemment, il a partagé l'affiche de Salaud, on t'aime de Claude Lelouch avec Johnny Hallyday.

    Les deux rockers se sont d'ailleurs associés à Jacques Dutronc pour créer le spectacle "Les Vieilles canailles", durant lequel ils interprètent ensemble leurs propres chansons. Prévu pour un seul gala en 2014, ce qui était d'abord une "déconnade" de potes est aujourd'hui déclinée en tournée toujours en cours à ce jour.

    Eddy Mitchell

    Les Vieilles Canailles, les "Yé-yé" bougent encore !

     

    Mes chansons préférées :

    Je serais tentée de mettre la quasi-totalité de ses chansons, vu que je le les écoute et les aime depuis ma plus tendre enfance. Voici donc un - petit - florilège de mes "tubes" préférés de Shmoll (par ordre de préférence).

    - Rio Grande

    - La Dernière séance

    - Norman Rockwell

    - Le Cimetière des éléphants

    - Sur la route de Memphis

    - Alice

    - Couleur menthe à l'eau

    - Pas de boogie-woogie (avant vos prières du soir)

    - La fille du motel

    - Jambalaya

    - On veux des légendes

    - C'est la vie mon chéri

    - Le parking maudit

     

     

     

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  • Mort ShumanNé Mortimer Shuman le 12 novembre 1936 à Brooklyn, il étudie la musique au Conservatoire de New York et commence à composer à 18 ans.

    En 1958, il rencontre le chanteur Doc Pomus avec qui il se lance dans l'écriture de chansons pour Fabian, The Drifters, ou Ben E. King, mais surtout pour Elvis Presley, notamment les tubes "Little Sister", "(Marie's the Name) His Latest Flame" ou "Viva Las Vegas".

    On doit également au duo Pomus-Shuman "Sweets for My Sweet", créée par les Drifters (connue chez nous en version française sous le titre "Biche ô ma biche").

    Mort Shuman va aussi composer pour Janis Joplin, Andy Willams ou les Small Faces. Après avoir fait la connaissance de Jacques Brel, il va adapter en anglais certaines de ses chansons comme "Amsterdam" ou "Quand on a que l'amour". En 1968 il écrit une comédie musicale, "Jacques Brel is alive and well and living in Paris". Il se lie d'amitié avec Eddy Mitchell avec qui il écrit des chansons entre 1964 et 1965.

    Amoureux de la France, mais surtout de Paris, Mort collabore avec Etienne Roda-Gil sur des chansons qu'il interprète en français, et d'abord "Le Lac Majeur", qui sort en 1972 et sera d'abord boudée par les stations de radio en raison de sa longueur inhabituelle (plus de 5 minutes), mais sous la pression des fans, elle sera le premier succès de l'auteur-compositeur-interprète.

    Suivront "Papa Tango Charlie", "Shami Sha", "Sorrow" (B.O du film À nous les petites anglaises) et "Un été de porcelaine" (du film L'Hôtel de la plage). Mort Shuman, malgré un énorme capital-sympathie auprès du public, fait très peu de scène par timidité. Il préfère écrire pour d'autres chanteurs comme Eddy Mitchell, Michel sardou ou Johnny Hallyday. Il devient aussi un habitué des émissions de Maritie et Gilbert Carpentier.

    En 1974, il épouse Élisabeth Moreau avec qui il compose quelques chansons comme "My name is Mortimer" ou "Le Nègre Blanc".

    Le chanteur est également acteur : on le retrouve ainsi dans Le Roman d'un voleur de chevaux (1971) d'Abraham Polonsky, La Petite fille au bout du chemin (1976) de Nicolas Gessner ou Je te tiens, tu me tiens, par la barbichette (1978) de Jean Yanne.

    Il signera également les bandes originales des films de Michel Lang A nous les petites Anglaises (1976) et L'Hôtel de la plage (1978).

    En 1978, très affecté par le décès de Brel, il retourne à Londres et renonce à la scène tout en continuant à écrire, que ce soit pour lui-même ou pour ses amis Eddy Mitchell ("Je suis parti de rien", "Tu ne veux plus de moi") ou Hallyday, dont il compose "Dans un an ou un jour"  pour l'album "Ça ne change pas un homme" en 1991 et qui sera son dernier travail.

    Atteint d'un cancer du foie, Mort Shuman décède dans un hôpital de Londres le 3 novembre 1991. Il laisse derrière lui sa deuxième épouse, Maria-Pia Vezia, et leurs trois filles, Barbara, Maria-Pia et Eva-Maria. Il est enterré dans le cimetière de Caudéran (Gironde) où il avait une maison.

     

    Mes chansons favorites :

    - Des musiques sentimentales

    - My name is Mortimer

    - Shami Sha

    - Allo Papa Tango Charlie

    - Brooklyn by the sea

    - Save the last dance for me (et sa version française Garde bien la dernière danse pour moi)

    - On a déjà donné

    - Ma chanson italienne

    - Sorrow

    - Un été de porcelaine

    - Comme avant

     

     

     

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