• Sauvages et velus

    Sous-titré "Yéti, Sasquash, Almasty, Barmanu, Bigfoot... Enquête sur des êtres que nous ne voulons pas voir", ce livre, signé Jean Roche, aborde le mystère des "hommes sauvages et velus" sous un angle original et intéressant.

    Sauvages et velus

    "Si le yéti ou le bigfoot existe, pourquoi n'en ramène-t-on pas un, mort ou vif ?" Voici l'une des phrases favorites des détracteurs de l'existence de ces créatures. J'avoue que moi-même, qui me passionne pour ce sujet, je me pose parfois la question.

    Jean Roche va nous en expliquer la raison à la fin de son livre, mais il commence par nous faire faire un tour des "HSV" (Hommes sauvages et velus) comme il les appelle, aussi bien du point de vue géographique qu'historique. Ainsi, nous apprenons que les fameux "satyres", ces créatures mythologiques "à pieds de chèvre", étaient peut-être des hommes sauvages.

    Il nous présente aussi des scientifiques, des zoologistes, des aventuriers qui se sont intéressés à ces créatures. À commencer par Bernard Heuvelmans, le plus célèbre "cryptozoologue", celui qui, dans les années 50, avec son livre "Sur la piste des bêtes ignorées", a commencé à faire sortir cette science de l'ombre.

    Au coeur du livre, donc, cette interrogation sur l'impossibilité de capturer ou tuer un yéti, un Sasquatch ou un Almasty. L'une des raisons les plus évidentes en est bien sûr leur répartition géographique : les forêts du Canada et du nord des États-Unis, les contreforts de l'Himalaya ou les plateaux des montagnes de l'Oural ou du Caucase sont très peu habitées. Ensuite, les superstitions, les "on-dits" qui circulent sur ces créatures leur donnent un aspect quasi "magique" auprès des populations autochtones.

    Mais le vrai problème abordé par le livre est le suivant : Tous les témoins de la rencontre avec une de ces créatures avouent avoir ressentit un "malaise", une impossibilité à la classifier. Et c'est d'autant plus vrai que plus le témoin est instruit, plus il hésite à la conduite à tenir. Ainsi un certain William Roe, qui rencontre une femelle Sasquash : "(...) J'épaulai. La créature continuait de s'éloigner d'un pas rapide ; elle tourna encore la tête dans ma direction. J'abaissai mon fusil. Bien que je l'eusse jusqu'à présent considérée plutôt comme un animal, j'éprouvai soudain l'impression que c'était un être humain, et je me rendis compte que si je le tuais, je ne me le pardonnerais jamais..."

    Jean Roche parle alors du "double bind", un terme de psychiatrie qui peux se résumer à "je ne sais pas à quoi se rapporte ce que je vois". En d'autres termes, de par leurs caractéristiques à la fois "humaines" et "animales", ces créatures ne peuvent êtres classifiées par le cerveau de l'homme.

    Ce qui expliquerait d'ailleurs aussi pourquoi la science "officielle" rejette ces créatures, considérant ainsi les milliers de preuves, de témoignages, de photos et de vidéos comme au mieux des erreurs d'interprétations, au pire des coups montés par des petits malins en mal de publicité !

     

    Sauvages et velus - Yéti, Sasquash, Almasty, Barmanou, Bigfoot... Enquête sur des êtres que nous ne voulons pas voir

    Par Jean Roche, éditions Exergue.

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