• La Scoumoune

    La ScoumouneJe viens de lire mon premier "roman noir", et comme vous pouvez le constater, j'ai choisi un des meilleurs auteurs du genre, j'ai nommé José Giovanni.

    La Roca arrive à Marseille en ces années 30 pour trouver le moyen de sortir son ami Xavier Adé, qui s'est retrouvé dans de sales draps après avoir voulu piquer une "fille" à un souteneur. Mais La Roca n'est pas n'importe qui, et les ennemis de Xavier ne savent pas - encore - qu'il porte le surnom de "La Scoumoune", ce qui veut dire "le porte-poisse"...

    Comme je suis plus habituée aux romans policier classiques, avec résolution d'énigme et défaite des malandrins, j'avoue que c'est nouveau et intéressant pour moi de suivre le destin d'un malfrat auquel on s'attache très vite car il a le sens de l'honneur ; mais bien sûr, il va y avoir un grain de sable qui va gripper la machine bien huilée de "La Scoumoune", et pas des moindres : la Seconde Guerre Mondiale va bouleverser bien des choses, et en premier lieu le monde des truands.

    Notre héros, qui passe une grande partie de la guerre derrière les barreaux, va se retrouver confronté à la Libération à une autre façon d'agir, dont pâtirons sa compagne et son meilleur ami Xavier. "Vous vous êtes trompé d'époque" lui lance le commissaire Blot à la fin du livre. Et les dernières lignes sont d'une grande tristesse, baignées par la musique de l'orgue de barbarie du vieux musicien...

    À ce propos, je n'ai pas cesser d'entendre dans ma tête la fameuse musique de François de Roubaix dès que j'ai ouvert le livre. Inutile de dire que j'ai sacrément envie de revoir le film avec Belmondo et Constantin.

     

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